Le Celestron CPC925
Pour l'imagerie planétaire j'utilise un télescope Celestron 9 (235 mm de diamètre et 2035 mm de focale pour un rapport F/D10). Cet instrument est équipé de la fonction de pointage go to mais surtout il bénéficie d'une grande qualité de suivi motorisé pour compenser la rotation de la Terre grace à sa monture surdimensionnée à deux bras. La qualité du suivi est primordiale afin de maintenir le plus longtemps possible les planètes centrées sur les petits capteurs des caméras que j'utilise (Altaïr GPCAM3 662C et 462M). Ce télescope est très performant en imagerie planétaire à condition de respecter le temps de mise en température. Pour les Schmidt Cassegrain c'est assez long, il faut sortir l'instrument deux heures avant les observations pour avoir des images optimales.
Mes caméras planétaires
En imagerie planétaire, j'utilise une caméra couleur Altaïr GPCAM3 662C dont la matrice est pourvue de pixels de 2,9x2,9 microns pour une résolution de 1920x1080 pixels.
Je suis également équipé d'une caméra noir et blanc Altaïr GPCAM3 462M qui possède les mêmes caractéristiques de capteur, des pixels de 2,9x2,9 microns et une résolution de 1920x1080 pixels. Cette caméra est utilisée en imagerie planétaire, lunaire et solaire. Elle est plus adaptée pour l'imagerie avec filtres (proche UV ou proche infrarouge et infrarouge) que le capteur couleur. L'IMX 462M est réputé pour avoir une grande sensibilité dans l'infrarouge, une longueur d'onde très intéressante pour l'étude des surfaces planétaires et lunaire, et pour afficher un bruit de lecture très faible.
Mes filtres planétaires
Parmi les accessoires incontournables de l'imagerie planétaire, les filtres figurent en bonne place. Couplé à la caméra noir et blanc 462M, ils permettent de réaliser des images dans des longueurs d'ondes différentes.
L'Astronomik ProPlanet BP642 permet de photographier dans le rouge et le proche infrarouge sur une bande passante de 200 nm, entre 642 et 842 nm, qui correspond au pic de sensibilité de l'IMX462M. Dans cette longueur d'onde, les planètes peuvent présenter des détails différents, mais le gain le plus spectaculaire se fait sur la résolution des images, car dans l'infrarouge la turbulence atmosphérique se fait moins sentir. Le gain est également important en imagerie lunaire.
Jupiter - Celestron CPC de 235 mm et caméra Altaïr GPCAM3 462M + barlow Kepler shorty 2x + filtre IR pro planet 642 BP
Le filtre Altaïr NUV laisse passer la lumière sur seulement 7 nm dans le proche ultraviolet, autour de la longueur d'onde de 395 nm. Ce filtre a une application bien spécifique, il permet de faire ressortir de façon spectaculaire les détails présents dans l'épaisse couche atmosphérique de Vénus.
Vénus - Lunette TS Photoline de 125 mm et caméra Altaïr GPCAM3 290M + barlow Kepler Shorty apo 3x + filtre Altaïr NUV 395 nm
J'utilise également un filtre ZWO "méthane CH4" qui permet d'imager les planètes dans la longueur d'onde infrarouge de 889 nm avec une bande passante de 20 nm. Il n'est utilisable qu'avec une caméra noir et blanc sensible dans l'infrarouge et avec des instruments de plus de 200 mm de diamètre, capables d'engranger suffisamment de lumière pour offrir un signal utilisable dans cette longueur d'onde. Avec un instrument de plus petit diamètre, il est possible de s'en sortir en réalisant des séquences en binning 2x2.
Jupiter - Celestron CPC de 235 mm et caméra Altaïr GPCAM3 290M + barlow Kepler Shorty 2x + filtre IR ZWO CH4 (Méthane à 890 nm)
L'intérêt du filtre méthane CH4 c'est qu'il permet de faire ressortir des structures dans l'atmosphère des géantes gazeuses et de pouvoir déterminer leur altitude, les structures foncées sont plus profondes et les structures brillantes sont plus superficielles (c'est le cas de la Grande Tache Rouge de Jupiter par exemple). Avec une instrumentation d'astronome amateur ce filtre est surtout valable pour Jupiter et Saturne, qui sont suffisamment lumineuses pour offrir un signal exploitable.








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